À la suite du courrier de Sophie Binet et de la réponse de Sébastien Lecornu, plusieurs questions demeurent ouvertes. En l'absence d'instance nationale représentant directement l'ensemble des salariés, la secrétaire générale de la CGT assume dans ce courrier un rôle de porte-parole du monde du travail, comparable à celui qu'exerçaient autrefois les délégués du personnel à l'échelle de chaque entreprise : faire remonter les difficultés concrètes et réclamer des réponses précises de l'employeur, ici l'État.
Voici un tableau de correspondance entre les principales demandes formulées par Sophie Binet dans son courrier et le contenu de la réponse de Sébastien Lecornu.
Bilan politique
Sur les cinq priorités détaillées par Sophie Binet (salaires, retraites, énergie-carburants, produits de première nécessité, égalité salariale femmes-hommes), le gouvernement n'apporte une réponse concrète que sur le cinquième point, via la transposition de la directive sur la transparence salariale.
La réponse de Sébastien Lecornu se concentre essentiellement sur deux sujets qui n'occupent qu'une place secondaire dans le courrier de la CGT : le suivi des aides publiques aux entreprises et le décret concernant les branches dont les minima conventionnels restent inférieurs au SMIC.
La question centrale du courrier de la CGT, à savoir « quelles mesures immédiates pour enrayer la baisse du pouvoir d'achat ? », ne reçoit pas de réponse opérationnelle dans le courrier du Premier ministre. Aucune mesure nouvelle concernant les salaires, les pensions ou les prix n'est annoncée.
