"Pour résoudre les crises, il faut démocratiser les entreprises." [Isabelle Ferreras, Alternatives économique, le 30 mai 2026]. L'Ugict CGT s'est engagée à "agir pour un nouveau statut de l’entreprise, distinct de celui de la société d’actionnaires, lui ouvrant une autonomie d’action et de décision, d’opposition et de proposition non sanctionnables face aux actionnaires." [Ugict, 17ème congrès à Dijon] L'idée était bien de "permettre aux salariés dont les ICTAM de peser et exercer un contrôle sur la Responsabilité Sociale et Environnementale de l’entreprise." A l'époque, les enjeux que nous devons relever étaient regroupés dans Responsabilité Sociale et Environnementale que les entreprises ont bien abîmés.
Condate
30 mai 2026
28 mai 2026
Changer la vie
Travailleurs, nous produisons toute la valeur ajoutée. Nous sommes donc légitimes à revendiquer l’usage de l’excédent d’exploitation pour changer la vie.
Le financement de l’entreprise est alimenté par trois canaux : l’apport des actionnaires, les emprunts et l’autofinancement. Sur ces trois canaux, le collectif de travail en finance deux : à partir de sa cotisation économique (l’excédent brut), il rembourse les dettes et alimente l’autofinancement. PME, ETI et GE représentent moins de 4% des entreprises, mais produisent plus de 80% du PIB et les collectifs de travail ont apporté plus de 50% des fonds propres (jusqu’à 95% pour les groupes du CAC40 (banques, assurances). Le statut de l’entreprise doit être structurellement réformé.
Si le PIB est réparti au 2/3-1/3 entre salaires et excédents (rapport Cotis, 2009) et que cette répartition est vertueuse (Lorenzi et Villemeur, 2023), elle n’est pas vérifiée au sein de la grande majorité des entreprises. En fait, La distribution des salaires par l’entreprise pose deux problèmes : une grosse majorité des personnes ont un salaire insuffisant ; une très grosse majorité des entreprises ne bénéficient que d’excédents insuffisants. Le paiement des salaires doit être sorti de l’entreprise et garantir 33% d’excédent d’exploitation à chaque entreprise (mutualisation).
La dette publique ! 1 670 Md€, les dépenses publiques ! 46% pour la sécurité sociale, 34% pour l’Etat, 20% pour les collectivités territoriales. Pour pouvoir exonérer les entreprises d’une partie des cotisations pour la Sécurité sociale, l’Etat finance. Grâce à la socialisation des salaires, seul le risque santé-accident-dépendance doit être couvert. Les entreprises se libèrent de la charge des salaires avec leur cotisation des 2/3 de leur valeur ajoutée. Avec la prise en compte de tous les revenus (salaires, dividendes, primes, plus-values, dons et héritages), les entreprises sont libérées de tout impôt ou taxe et disposent pleinement de l’excédent d’exploitation. La fiscalité doit être structurellement réformée.
Ne restons pas bloqués par le calendrier politique, déployons nos propres recherches pour changer la vie.
22 mai 2026
États-Unis – Chine, anatomie d’un choc
France Inter - Par Thomas Snégaroff. Entre guerre commerciale, rivalité géopolitique et concurrence technologique, chaque jour qui passe renforce la certitude que le match entre la Chine et les États-Unis structure le monde d’aujourd’hui et plus encore celui de demain. Une conversation avec l'historien Pierre Grosser.
Le sommet entre Xi Jinping et Donald Trump, le 13 mai 2026 à Pékin, ravive la question d'une nouvelle "guerre froide" entre les deux premières puissances mondiales. Chacun compte ses alliés et ses atouts.
Parce que derrière les droits de douane, la question de Taïwan ou de TikTok, c’est une bataille plus profonde qui se joue : celle du futur ordre mondial. Dans cette série en six épisodes, l'historien Pierre Grosser, spécialiste des relations internationales et de l'Asie, auteur de L'autre guerre froide ? La confrontation États-Unis/Chine (CNRS Éditions, mars 2023), revient sur les six grandes dates qui jalonnent plus d'un siècle de relations heurtées entre Washington et Pékin.
18 mai 2026
11 mai 2026
8 mai 2026
24 avr. 2026
Europe - un coup d’État silencieux.
Cette semaine, nous tournons notre attention vers Bruxelles, où loin, très loin des regards des citoyens et citoyennes européennes, la Commission, appuyée par l’alliance des droites au Parlement, a engagé depuis 18 mois une politique de déréglementation tous azimuts.
[Observatoire des multinationales - NEWSLETTER DU 23 AVRIL 2026]
