28 mai 2026

Changer la vie

Travailleurs, nous produisons toute la valeur ajoutée. Nous sommes donc légitimes à revendiquer l’usage de l’excédent d’exploitation pour changer la vie.

Le financement de l’entreprise est alimenté par trois canaux : l’apport des actionnaires, les emprunts et l’autofinancement. Sur ces trois canaux, le collectif de travail en finance deux : à partir de sa cotisation économique (l’excédent brut), il rembourse les dettes et alimente l’autofinancement. PME, ETI et GE représentent moins de 4% des entreprises, mais produisent plus de 80% du PIB et les collectifs de travail ont apporté plus de 50% des fonds propres (jusqu’à 95% pour les groupes du CAC40 (banques, assurances). Le statut de l’entreprise doit être structurellement réformé.

Si le PIB est réparti au 2/3-1/3 entre salaires et excédents (rapport Cotis, 2009) et que cette répartition est vertueuse (Lorenzi et Villemeur, 2023), elle n’est pas vérifiée au sein de la grande majorité des entreprises. En fait, La distribution des salaires par l’entreprise pose deux problèmes : une grosse majorité des personnes ont un salaire insuffisant ; une très grosse majorité des entreprises ne bénéficient que d’excédents insuffisants. Le paiement des salaires doit être sorti de l’entreprise et garantir 33% d’excédent d’exploitation à chaque entreprise (mutualisation).

La dette publique ! 1 670 Md€, les dépenses publiques ! 46% pour la sécurité sociale, 34% pour l’Etat, 20% pour les collectivités territoriales. Pour pouvoir exonérer les entreprises d’une partie des cotisations pour la Sécurité sociale, l’Etat finance. Grâce à la socialisation des salaires, seul le risque santé-accident-dépendance doit être couvert. Les entreprises se libèrent de la charge des salaires avec leur cotisation des 2/3 de leur valeur ajoutée. Avec la prise en compte de tous les revenus (salaires, dividendes, primes, plus-values, dons et héritages), les entreprises sont libérées de tout impôt ou taxe et disposent pleinement de l’excédent d’exploitation. La fiscalité doit être structurellement réformée.

Ne restons pas bloqués par le calendrier politique, déployons nos propres recherches pour changer la vie.


24 avr. 2026

Europe - un coup d’État silencieux.

Cette semaine, nous tournons notre attention vers Bruxelles, où loin, très loin des regards des citoyens et citoyennes européennes, la Commission, appuyée par l’alliance des droites au Parlement, a engagé depuis 18 mois une politique de déréglementation tous azimuts.
[Observatoire des multinationalesNEWSLETTER DU 23 AVRIL 2026]

29 mars 2026

La société est vitale pour l'Homme et le travail central pour la société humaine.

L’homme n’est pas un être naturellement achevé. À la différence de l’animal, dont les comportements sont largement déterminés par l’instinct, l’être humain naît dans un état de dépendance radicale, tant sur le plan biologique que symbolique. Dépourvu de moyens immédiats de survie, incapable de parler ou de penser par lui même, il doit être pris en charge, éduqué et intégré à un ensemble social qui lui transmet des normes, des valeurs et des savoirs.

Richesse

"Bien sûr, le genre, l'origine ou la religion d'une personne ne sont en aucun casgages de qualités. Mais, à l'inverse, ils ne devraient jamais faire barrage. C'est la diversité qui fait la richesse d'une société, quelle qu'elle soit.Or, force est de constater que, jusqu'à une date récente, les listes électorales en Franceétaient désespérément uniformes, y compris dans les communes marquées par une grande diversité de populations. Tous ls partis politiqus rêvent dséduir ls dpartements ou quartiers populaires, mais ils ne sont pas nombruxà avoir fait le pari de miser sur ds personnalités locales, enracinnées et parfaites connaisseuses de celles et ceux qui sont appelés à les élire.

Les partis de gauche l'on fait, et pas seulement LFI, dont l'expression "nouvelle France" n'est pas forcément heureuse. Il n'y a pas de nouvelle France, il y a une France qui bouge, qui évolue, qui se mélange pour le pire et pour le meilleur."

[Alexandra Schwartzbrod, Libération n°13900 du 28 mars 2026]