Et si l'impôt cessait de mesurer ce qu'une personne possède pour mesurer plutôt ce qu'elle a déjà reçu ? Derrière cette question se dessine une réforme fiscale radicale : simplifier l'imposition des revenus, distinguer le travail de la rente et remplacer les droits de succession par un système universel fondé sur le cumul des dons et héritages reçus au cours d'une vie.
Condate
19 juil. 2026
18 juil. 2026
12 juil. 2026
Liberté, Égalité, Fraternité : pour une République qui rend les citoyens plus libres
Et si l'on cessait d'opposer la liberté à l'égalité ? Et si l'on redécouvrait que la devise républicaine n'est pas une addition de trois idéaux concurrents, mais une architecture politique où chaque principe renforce les deux autres ? À l'heure où les fractures sociales, culturelles et territoriales semblent s'approfondir, revenir au sens profond de « Liberté, Égalité, Fraternité » apparaît moins comme un exercice de mémoire que comme une urgence démocratique.
4 juil. 2026
Pour une doctrine des flux : sortir de l'impasse du "coût du travail".
Depuis plus de trente ans, la France poursuit une étrange politique économique : retirer des milliards d'euros aux mécanismes qui font circuler les revenus, puis dépenser davantage encore pour réparer les déséquilibres créés par ces retraits.
Au nom de la compétitivité, nous avons réduit les cotisations sociales. Au nom de l'efficacité, nous avons multiplié les aides publiques aux entreprises sans toujours exiger de contreparties. Au nom de la modernisation, nous avons progressivement remplacé un système fondé sur la circulation des revenus par un système fondé sur l'accumulation des patrimoines et l'espoir du ruissellement.
Les résultats sont désormais visibles : croissance molle, déficits commerciaux chroniques, dépendance croissante aux transferts publics et sentiment diffus d'appauvrissement malgré des niveaux de richesse nationale historiquement élevés.
Et si nous nous trompions de diagnostic depuis le début ? Et si le véritable problème n'était pas la production de richesse, mais son incapacité croissante à circuler ?
2 juil. 2026
Pour une véritable socialisation de la protection sociale.
Et si nous avions oublié ce qu’était vraiment la Sécurité sociale ?
Non pas un dispositif géré par l’État, mais une conquête politique radicale : celle d’un pouvoir des travailleurs sur une part décisive de la richesse produite. Une institution où le salaire, la santé et la protection contre les risques ne relevaient plus du marché, mais d’une gestion collective par les premiers concernés.
Aujourd’hui, ce projet s’efface. À bas bruit. Au nom de la maîtrise des dépenses, de la rationalité budgétaire ou de l’équilibre des comptes.
29 juin 2026
L’État empêché, sortir de l’impasse du financement social
Mes deux précédents textes ont suscité une critique récurrente : en questionnant le financement de la protection sociale et le rôle du travail, je porterais en réalité une remise en cause de l’État lui-même. Cette interprétation mérite d’être prise au sérieux, car elle n’est pas sans fondement. Mais elle passe à côté de l’essentiel. Ce que je propose n’est pas de réduire l’État, mais de le libérer de ce qui, aujourd’hui, l’empêche d’exercer pleinement sa fonction politique.
Non, je ne veux pas la disparition de l’État. Je veux qu’il cesse d’être empêché d’agir.
Derrière la crise des retraites, une erreur fondamentale sur le travail.
On nous répète que les retraites coûtent trop cher. Et si c’était notre définition du travail qui nous coûtait si cher ? Derrière la crise des retraites, une erreur fondamentale sur le travail.