12 juin 2026

Le 54e congrès de la CGT


La CGT a tenu son 54e congrès à Tours du 1er au 5 juin : Cinq jours de débats entre la direction sortante, le CCN* et un millier de délégués mandatés à la fois par leurfédération et leur union départementale et choisis en fonction du nombre d'adhérents par fédération, de façon à assurer la diversité en termes de catégories professionnelles, de secteurs d'activité, de contrats contrats de travail et d'expériences diverses dans la CGT, avec une attention particulière portée à la parité et aux retraités.

Le congrès a validé les quatre documénts présentés : le rapport d'activité, le rapport financier, le rapport de la commission financière de contrôle et le projet de document d'orientation. Il a élu la commission exécutive confédérale (CEC) et la commission financière de contrôle. 

Les débats sont ouverts après le discours d'ouverture prononcé par Sophie Binet, la secrétaire générale qui a porté le mandat du congrès précédent.

Le rapport d'activité

Ce bilan de la mandature qui s'achève revient sur le contexte politique et social depuis le 53e congrès et sur l'activité revendicative de la CGT : salaires, conditions et temps de travail, enjeux industriels, revendication de nouveaux droits, lutte contre les inégalités femmes-hommes, contre les idées d'extrême-drote... Le bilan est débattu au congrès et fait l'objet d'un vote, mais n'est pas amendable.

Le rapport d'activité est présenté lors de la deuxième séance, le 2 juin en matinée. Il obtient la validation de  des congressistes.

Le rapport financier

Comme le rapport d'activité, le rapport financier est soumis à la discussion et au vote, mais n'est pas amendable. La commission financière de contrôle présente aussi son rapport sur l'exercice financier de la direction sortante.

Le rapport financier est présenté lors de la troisième séance, le 2 juin après-midi.

Le projet de document d'orientation

Ce document est le seul qui soit amendable lors du congrès à partir des amendementsdéposés par les syndicats avant le congrès. Il résume la feuille de route de la CGT pour les trois ans à venir, sa discussion est un élément central du congrès.

Le projet de document d'orientation aborde trois thèmes.

Le document d’orientation s’ouvre sur un constat de crise globale du système (économique, sociale et démocratique), marquée par l’aggravation des inégalités, les attaques contre les droits des travailleurs et la montée de l’extrême droite. Il souligne aussi les difficultés du syndicalisme à peser suffisamment dans le rapport de force. Dans ce contexte, la CGT affirme la nécessité de renforcer un syndicalisme de lutte, de masse et de transformation sociale afin de défendre les salarié·es et de construire des alternatives.

Thème 1 - Renforcer notre organisation

Le premier thème (abordé lors de la quatrième séance) insiste sur la priorité absolue à donner au renforcement de la CGT : augmenter le nombre de syndiqué·es, développer l’implantation dans toutes les entreprises et lutter contre l’isolement militant. Il s’agit de faire du syndicat la base de toute l’organisation et d’atteindre l’ensemble du salariat (jeunes, précaires, cadres, retraités). L’objectif est clair : une CGT plus forte, plus présente sur le terrain et mieux structurée, condition indispensable pour construire un rapport de force efficace.

Thème 2 - Peser syndicalement sur les transformations du travail

Ce thème est abordé lors de la cinquième séance.

Le deuxième thème (abordé lors de la cinquième séance) vise à adapter l’action syndicale aux transformations du travail (numérique, mondialisation, crise écologique, précarisation). Il met en avant des revendications centrales comme l’augmentation des salaires, la retraite à 60 ans, le renforcement des services publics ou encore une industrie compatible avec la transition écologique. Il insiste aussi sur la défense des droits, des conditions de travail et de l’égalité. L’enjeu est de porter un projet revendicatif cohérent capable de répondre aux évolutions du monde du travail et aux besoins des salarié·es.

Thème 3 - Stratégie des luttes

Le troisième thème (abordé dans la sixième séance) part du constat que, malgré des mobilisations importantes, les luttes peinent à aboutir à des victoires durables. Il propose donc de renforcer l’efficacité des mobilisations en développant la grève, en reconstruisant le “tous ensemble”, en partant davantage des réalités du terrain et en diversifiant les formes d’action. Il insiste également sur la nécessité de renforcer l’unité syndicale et les alliances plus larges. L’objectif est d’améliorer la stratégie collective pour gagner des luttes plus massives et plus efficaces.

L'examen du projet de document d'orientation s'achève par le vote du documentation amendé par le congrès.

L'élection de la direction

La nouvelle direction est élue lors de la septième sécance.

Le discours de clôture du congrès est prononcé par Sophie Binet, réellue secrétaire générale.


8 juin 2026

Qu'est-ce que les lumières ?

"Qu'est-ce que les Lumières ?" Le philosophe Emmanuel Kant a proposé une réponse dans son texte de 1784. Ainsi, que retrouve t-on des Lumières dans les Révolutions démocratiques américaine et française ? Quelle vision les Lumières avaient-elles du monde non occidental ?
[France Culture, du 26 au 29 janvier 2026]

5 juin 2026

Les objectifs de la droite et de la gauche sont inconciliables.

La lutte des classes n'est pas une guerre ethnique, mais les objectifs entre la droite et la gauche sont bien inconciliables et portent d'abord sur la vision qu'elles ont de l'entreprise :

  • La droite considère que la valeur ajoutée appartient aux propriétaires du capital initial et des augmentations de capital successives;
  • La gauche considère que la valeur ajoutée appartient au collectif de travail parce que c'est lui qui la produit et qui fournit l'excédent d'exploitation à l'entreprise : cet excédent constitue la cotisation économique du collectif de travail.

La superstructure installée au début du 19ème siècle a infligé une énorme souffrance sociale que le mouvement social a réussi à maîtriser. Après 150 ans, au sortir de la deuxième guerre mondiale, le "marché" a pu été contrôlé par une forte présence publique.

Mais la révolution néolibérale théorisée dans les années 1970 et mise en place au milieu des années 1980 a donné  aux "ultrariches" une puissance qu'ils emploient aujourd'hui à détruire le droit et la démocratie. Il est temps de changer de modèle.

Liberté et égalité ne sont pas contradictoirs comme le prétend la droite. L'égalité est nécessaire à la liberté pour lutter contre la domination liberticide.

Chaque jour, des digues sautent...


Sophie Binet CGT