Sébastien Lecornu est content de lui. Il n’en finit plus de s’autocongratuler. La réponse de son cabinet aux incendies qui ravagent le pays après une succession de canicules historiques est « à la hauteur », se flatte-t-il. Et pas une ombre ne doit venir ternir ce panégyrique de l’action gouvernementale. À la moindre critique, il lui faut cogner. Même sur les habitants anéantis du Porge prêts à porter plainte pour obtenir des réponses sur la chaîne de responsabilité qui a laissé leur village de Gironde sans défenses suffisantes face aux flammes. Ceux-là, accuse le premier ministre sans un mot d’empathie, ne seraient que des pantins manipulés par des « complotistes ». Tant de morgue, devant ces vies réduites en cendres.