14 sept. 2026

La Fête de l’Humanité, un rempart d’espoir face à l’extrême droite

La Fête de l’Humanité est extraordinaire. Des milliers de militants et militantes, communistes, cégétistes, associatifs, rejoints par beaucoup d’autres, ont répondu présent avec solidarité et fraternité pour construire et réussir cette 91e édition. Alors que plusieurs festivals ont été annulés cet été, pour raisons de canicule ou financière, la Fête – qui est mise en fragilité par son modèle économique unique – a pu se tenir et nous avons réussi ce formidable événement de rentrée.

Face au discours de la majorité des médias qui rend comme inéluctable l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, les 570 000 personnes réunies pendant trois jours ont répondu que face à la haine, au racisme, à la xénophobie, on devait et pouvait vivre ensemble, dans la grande fraternité et sororité humaine.

Urgence climatique, féminisme, réindustrialisation, bilan et dégâts de dix ans de macronisme, services publics, la culture et la création, tous les enjeux ont été abordés dans les différents espaces, de l’Agora aux stands des fédérations PCF.

Les appels et démonstrations de solidarité internationale concrète avec tous les peuples opprimés, dont la Palestine, toujours martyre de l’extrême droite israélienne, et Cuba, sous blocus états-unien, ont résonné dans les allées et sur les frontons de la Fête. Partout, une appétence au débat et à la confrontation d’idées, aux arguments aiguisés face aux fake news et discours dominants. Des outils essentiels dans la bataille idéologique et culturelle.

Et, surtout, le peuple de la Fête de l’Humanité a fait résonner par sa force, par sa jeunesse, une idée motrice et dynamique : nous ne sommes pas condamnés à l’échec. Et nous pouvons battre l’extrême droite dans les urnes et par les idées. La Fête de l’Humanité a montré la voie : celle de se rassembler, d’échanger, de débattre, de construire les ponts plutôt que d’ériger les murs, pour ouvrir ce chemin d’espoir. Il nous reste huit mois. Nous pouvons et devons le faire.

Fabien Gay