Ce tract de la CGT (août 2026) s'articule autour de trois revendications principales.
1. Renforcer les services publics face aux crises Les catastrophes climatiques de l'été (canicules, mégafeux) ont démontré la nécessité de renforcer les effectifs et les moyens des services publics, notamment dans la santé, l'éducation et les secours. La CGT critique les projets de suppressions de postes dans la fonction publique et estime que les priorités devraient être la protection des travailleurs face à la chaleur et le développement de politiques publiques de prévention. Le texte rappelle également que les congés payés, conquis par les luttes sociales, sont aujourd'hui fragilisés par la faiblesse des salaires qui limite les possibilités de départ en vacances.
2. Réorienter les finances publiques La CGT dénonce la concentration croissante des richesses entre les mains des plus grandes fortunes françaises, dont le patrimoine aurait fortement augmenté depuis 2010. Elle critique également les importantes aides publiques accordées aux entreprises sans contrôle ni contreparties suffisantes. Selon le syndicat, les difficultés budgétaires de l'État ne proviennent pas des dépenses sociales mais des choix fiscaux favorables aux grandes fortunes et aux multinationales, qui réduisent les recettes publiques.
3. Défendre la Sécurité sociale et les retraites Le document rappelle que les retraites et la protection sociale sont financées par les cotisations des salariés, considérées comme une partie du salaire ouvrant des droits. La CGT s'oppose aux exonérations de cotisations sociales, qu'elle juge responsables d'une politique de bas salaires et d'un affaiblissement du financement de la protection sociale. Elle rejette également toute remise en cause de l'indexation des retraites et appelle à une contribution accrue des grandes fortunes afin de mieux financer les retraites, la Sécurité sociale et les services publics.
Idée centrale : la CGT défend un modèle fondé sur le renforcement des services publics, une meilleure redistribution des richesses et la protection du système de retraite et de Sécurité sociale financé par les cotisations des travailleurs.
