7 janv. 2023

Réforme des retraites !

 

Welders work during a training at the Hefais school (the Haute Ecole de formation en soudage) for nuclear welders co-financed by EDF, in La Hague, France, December 7, 2022. REUTERS/Benjamin Mallet

En mettant en avant le recul de l’âge de départ en retraite comme principale mesure, la réforme laisse dans l’ombre les réalités du marché du travail des seniors.

« Les effets de l’âge ne sont ni uniformes ni systématiques », observent les chercheurs Corinne Gaudart et Serge Volkoff, alors que l’allongement de la vie de travail est en contradiction avec la tendance à l’intensification croissante des tâches et des contraintes.

« En s’appuyant sur un logiciel économique erroné, la droite puis la Macronie persistent depuis vingt ans dans une impasse », constate l’économiste Jean Vercherand. Ce n’est pas la durée du travail qui accroît la richesse, mais la capacité à innover, ajoute-t-il.

« Présenter la réforme des retraites comme juste pour les femmes relève du boniment », souligne la chercheuse Christiane Marty. De fait, le montant des pensions versées aux femmes est inférieur de 40 % à celui des hommes, un problème sur lequel la réforme fait l’impasse.

« Une hausse brutale de l’âge de départ frapperait les ouvriers en particulier », poursuit l’économiste « atterré » Henri Sterdyniak. Toute réforme des retraites devrait rendre le système plus juste, or Emmanuel Macron, en fixant l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans, ne cherche qu’à réduire les dépenses sociales.

« Et si nous laissions aux seniors français le choix de l’âge de leur départ, entre 62 et 67 ans ? », proposent les économistes Nicolas Moreau et Elena Stancanelli. Ils réfutent trois des arguments avancés pour justifier le report de l’âge de la retraite à 65 ans : allongement de l’espérance de vie, pénurie de main-d’œuvre, comparaison avec les autres pays européens.

« Le président de la République ne peut pas se prévaloir du vote des électeurs en avril pour imposer sa réforme des retraites », rappellent des élus écologistes et de gauche, dont Yannick Jadot et Eva Sas, des universitaires, des syndicalistes et des experts sociaux. Ils s’opposent catégoriquement au projet du président, qu’ils jugent antidémocratique, antisocial et anti-économique.

19 nov. 2022

La "juste valeur"

L'économie serait soumise à une loi - la dure loi de l'économie - et la comptabilité serait l'outil neutre qui la révèlerait, elle ne servirait qu'à calculer le profit réaliser. Personne ne peut en contester les conclusions! Pourtant, pour permettre la comparaison entre pays différents, l'Union européenne a confié l'harmonisation comptable à l'International Accounting Standards Board. Les normes produites n'ont plus pour objectif de rendre service aux entrepreneurs qui cherchent à conforter l'entreprise, mais aux investisseurs qui achètent et vendent des entreprises.

13 nov. 2022

Relever les défis

Les défis qui se présentent à nous sont gigantesques. Il me semble quand même que laisser l'emploi et les salaires soumis au marché interdit tout chemin consensuel. Pour que les efforts soient acceptés par tous, pauvres qui ne voient pas pourquoi ils devraient encore plus se priver ou riches pourquoi ils ne disposeraient pas librement de ce qu'ils ont gagné, il faut se lancer dans une réforme structurelle de la société.

3 oct. 2022

La sécurité économique

Benoît Borrits est un entrepreneur dans le secteur de l'informatique, créateur de la société Esker qu'il a quitté alors qu'elle employait 310 personnes. "Il ne peut y avoir de solution à la fin du monde sans résoudre la question sociale des fins de mois. Je porte donc au débat public la proposition de Sécurité économique, qui porte en elle-même les termes d’un nouveau contrat social et les germes d’une nouvelle société." affirme-t-il. Et il donne les outils pour mener le débat.
Il fait d'abord une présentation personnelle de l'économie en quatre cycles: l'entreprise, la finance, l'argent et la macroéconomie. Et il propose de le contacter pour lui poser pour lui présenter les questions et les objections que la lecture de ses propositions ont pu nous suggérer.
Cette démarche ne peut que m'intéresser et je souhaite participer à ce débat de la sécurité économique qu'il présente comme un progrès social semblable à celui de la sécurité sociale