Si Emmanuel Macron, appuyé par ses premiers ministres successifs, s’acharne encore et toujours à marteler que « l’argent magique » n’existe pas pour mieux sabrer (encore et toujours !) dans nos droits, son homologue de la Maison Blanche aime à faire la démonstration que la règle ne s’applique pas à tous. Entre immobilier, crypto et conflits d’intérêts patents, Donald Trump – s’abritant derrière ses fils – a fait croître sa fortune de 1,4 milliard de dollars depuis son retour à la présidence des États-Unis, pour un coquet total de 6,5 milliards.
C’est que d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, les pluies de milliards ruissellent bel et bien mais immanquablement dans les mêmes poches. Et leurs bénéficiaires sont toujours prêts au pire pour le dissimuler. Au pays de l’oncle Sam, le richissime Trump tente ces jours-ci d’accaparer les réserves pétrolières vénézuéliennes pour calmer la colère de sa base Maga dont le porte-monnaie est à cran avec l’inflation née de la guerre en Iran de son champion.
Ici, l’été à peine fini, Sébastien Lecornu, à l'unisson de ses clones candidats à l’élection présidentielle, reprend ses sempiternelles lamentations sur la dette pour justifier une politique de l’offre aussi injuste qu’inefficace. Le grand patronat livre ses exigences sans s’embarrasser d’originalité entre « travailler plus » et « cotiser moins ». Et l’extrême droite hésite entre lever le voile sur son inféodation au CAC 40 et maintenir l’illusion de son masque social… Derrière les faux-semblants, partout, le même mépris de classe et les mêmes mensonges. Partout, le même combat à mener pour la justice sociale, fiscale et environnementale en cette rentrée qui augure le grand plongeon dans la campagne 2027.
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