Travailleurs, nous produisons toute la valeur ajoutée. Nous sommes donc légitimes à revendiquer l’usage de l’excédent d’exploitation pour changer la vie.
Le financement de l’entreprise est alimenté par trois canaux : l’apport des actionnaires, les emprunts et l’autofinancement. Sur ces trois canaux, le collectif de travail en finance deux : à partir de sa cotisation économique (l’excédent brut), il rembourse les dettes et alimente l’autofinancement. PME, ETI et GE représentent moins de 4% des entreprises, mais produisent plus de 80% du PIB et les collectifs de travail ont apporté plus de 50% des fonds propres (jusqu’à 95% pour les groupes du CAC40 (banques, assurances). Le statut de l’entreprise doit être structurellement réformé.
Si le PIB est réparti au 2/3-1/3 entre salaires et excédents (rapport Cotis, 2009) et que cette répartition est vertueuse (Lorenzi et Villemeur, 2023), elle n’est pas vérifiée au sein de la grande majorité des entreprises. En fait, La distribution des salaires par l’entreprise pose deux problèmes : une grosse majorité des personnes ont un salaire insuffisant ; une très grosse majorité des entreprises ne bénéficient que d’excédents insuffisants. Le paiement des salaires doit être sorti de l’entreprise et garantir 33% d’excédent d’exploitation à chaque entreprise (mutualisation).
La dette publique ! 1 670 Md€, les dépenses publiques ! 46% pour la sécurité sociale, 34% pour l’Etat, 20% pour les collectivités territoriales. Pour pouvoir exonérer les entreprises d’une partie des cotisations pour la Sécurité sociale, l’Etat finance. Grâce à la socialisation des salaires, seul le risque santé-accident-dépendance doit être couvert. Les entreprises se libèrent de la charge des salaires avec leur cotisation des 2/3 de leur valeur ajoutée. Avec la prise en compte de tous les revenus (salaires, dividendes, primes, plus-values, dons et héritages), les entreprises sont libérées de tout impôt ou taxe et disposent pleinement de l’excédent d’exploitation. La fiscalité doit être structurellement réformée.
Ne restons pas bloqués par le calendrier politique, déployons nos propres recherches pour changer la vie.
